D'Arusha à Tarangire — Éléphants et baobabs aux premières lueurs
Votre guide vient vous chercher à votre hôtel d'Arusha en fin de matinée. Le trajet de deux heures et demie vers le sud-est traverse la steppe maasaï — une étendue plate de terre rouge, d'acacias à cime plate et de bomas maasaï disséminés où les éleveurs mènent leur bétail dans la chaleur de midi. Le mont Meru domine le rétroviseur. Des termitières s'élèvent tous les cent mètres comme des sculptures d'argile. Votre guide profite du trajet pour vous expliquer à quoi vous attendre : ce parc que la plupart des primo-visiteurs sous-estiment, éclipsé par la renommée du Serengeti et du cratère, mais discrètement extraordinaire à sa manière. Dès la porte de Minjingu, le parc s'annonce immédiatement : d'énormes troncs gris plus larges que le véhicule, certains vieux de plus de mille ans, leurs cimes noueuses projetant une ombre morcelée sur l'herbe dorée. Le safari en 4x4 de l'après-midi traverse la section nord en direction de la rivière Tarangire, où apparaissent les premiers groupes familiaux d'éléphants — une matriarche avec un éléphanteau récent, son immense œil ambré se posant sur le véhicule, l'évaluant, puis passant son chemin. Des buffles observent depuis l'ombre des acacias fiévreux. Des choucadors superbes lancent des éclats iridescents depuis les termitières. Des girafes broutent le sommet des acacias parasols avec l'air d'êtres totalement indifférents aux horaires humains. En fin d'après-midi, vous atteignez votre lodge — un camp de tentes ou un lodge en bordure de rivière, du genre où des éléphants traversent parfois la propriété au crépuscule — et la réalité du lieu où vous vous trouvez efface toute fatigue de voyage résiduelle.
Activités
Tarangire



































































