Le jour 1 quitte Arusha tôt et roule vers le sud-ouest à travers les hauts plateaux de la NCA, en contournant entièrement le cratère, pour arriver sur les plaines de Ndutu en fin d'après-midi — le spectacle de la mise bas dès votre arrivée, et non au jour 3. La route d'Arusha à la NCA dure sept à huit heures, avec un arrêt à Olduvai Gorge, mais ce n'est pas une journée perdue : les hauts plateaux de la NCA sont visuellement saisissants — pays pastoral maasaï, cône volcanique de l'Ol Doinyo Lengai au nord, piste de gravier ondulée qui grimpe à l'altitude du rebord du cratère avant de redescendre vers les plaines de cendre volcanique plates. L'entrée par la porte de Naabi Hill offre les premières vues sur la platitude extraordinaire du sud du Serengeti, et votre guide vous conduira sur les aires de mise bas avant le coucher du soleil.
Deux jours complets sur ces plaines vous laissent le temps d'assister au cycle complet. Les naissances culminent tôt le matin, quand guépards et hyènes sont le plus actifs. Une femelle s'écarte du troupeau. Un petit se met debout sur ses pattes vacillantes quelques minutes après sa naissance. Une hyène s'approche à deux cents mètres. Un guépard posté sur une termitière repère un nouveau-né qui s'est trop éloigné de sa mère et se lance dans un sprint effréné sur deux kilomètres d'herbe rase. Rien n'obstrue la vue — ni arbres, ni ravins, ni broussailles épaisses. Des poursuites de prédateurs visibles du début à la fin, sur le terrain le plus panoramique de Tanzania. Au bout du deuxième jour, vous avez vu la logique mathématique du Serengeti prendre une réalité viscérale : pourquoi 1,5 million de gnous doivent mettre bas en synchronie, pourquoi ces nombres submergent les prédateurs tout en les nourrissant, pourquoi les plaines d'herbe rase existent en telle abondance durant ces trois mois seulement.
Le jour 3, l'itinéraire se dirige vers le nord-est, vers Seronera — à deux heures de Ndutu, un changement de paysage qui passe des plaines de cendre plates aux kopjes et à la savane boisée d'acacias, et une autre facette de la faune du Serengeti : prides de lions résidentes sur des blocs de granite, léopards allongés dans les arbres à saucisses au-dessus de la rivière, guépards chassant dans la zone de transition entre la savane herbeuse et le bush. Un après-midi et une aube suffisent pour couvrir l'essentiel du circuit de Seronera ; cette transition évite que les plaines du sud ne deviennent répétitives.
Le jour 4 file vers le sud-est : sortie par la porte de Naabi Hill, traversée des hauts plateaux de la NCA, puis montée jusqu'au rebord du cratère du Ngorongoro en une demi-journée de transit. Vous arrivez en milieu d'après-midi et dormez à 2 200 mètres. Le jour 5 démarre à 5 heures. La route de descente de Seneto perd 600 mètres à travers la forêt de montagne — effectuée à cette heure, elle vous place sur le fond du cratère avant l'arrivée du convoi venu de Karatu. Un circuit complet de six heures couvre les Big Five, y compris le rhinocéros noir, en danger critique d'extinction. Vous remontez par la route de Lerai en début d'après-midi, roulez jusqu'à Arusha, et embarquez sur un vol de l'après-midi pour Zanzibar. Le vol en brousse vous dépose à Stone Town en milieu d'après-midi, le jour même.
Stone Town vient en premier : une nuit dans ce labyrinthe classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, fait de ruelles en pierre corallienne, de portes en bois sculpté et du marché nocturne des Forodhani Gardens. Une visite guidée d'une plantation d'épices le lendemain matin, puis trois nuits sur la côte de l'océan Indien — eau turquoise et chaude, plongée avec tuba en option, sorties en boutre, et la décélération délibérée qui transforme un safari intense en des vacances complètes. De janvier à mars, c'est la saison chaude de Zanzibar : 32 degrés, une eau où l'on peut nager, et des averses d'après-midi qui se dissipent en moins d'une heure.