Vers le parc côtier — Arrivée à la jonction de la brousse et de l'océan
La route au nord de Dar es Salaam quitte progressivement la ville — le bitume se rétrécissant en piste en terre sur les trente derniers kilomètres jusqu'à la porte du parc. L'océan Indien apparaît et disparaît à travers les trouées des pins casuarina. Pour ceux qui arrivent en avion léger — une heure depuis Dar, ou quinze minutes depuis Zanzibar — la forêt du parc apparaît en contrebas, en vert plus sombre que les terres agricoles environnantes. Le safari en 4x4 de l'après-midi traverse une végétation changeante : prairie ouverte où gnous et phacochères se partagent le terrain, fourré d'acacias dense où les cous de girafes s'élèvent au-dessus de la canopée. La faune de Saadani est répartie différemment de celle du circuit nord — le fourré côtier offre une excellente couverture. Des colobes dans la canopée au-dessus d'un troupeau de buffles, des hippotragues à la lisière de la prairie, des troupes de babouins parcourant chaque type de végétation. Le moment déterminant de Saadani arrive sans préambule. Le guide tourne vers l'est à travers une végétation qui se resserre, sculptée par le sel — et le fourré s'ouvre sur l'océan Indien. Le ressac arrive en longues séries, le sable filant dans les deux directions sans rien dessus. Les phacochères broutent au-dessus de la laisse de haute mer, les traces de tortues marines marquent le passage nocturne du nid à l'océan. Le safari en 4x4 qui a commencé dans la forêt d'acacias se déroule à présent sur une plage de l'océan Indien.
Activités
Saadani



































