Vol en petit avion vers le corridor occidental — Premier après-midi au Grumeti
Le vol depuis Arusha jusqu'à la piste d'atterrissage du Grumeti dure environ quatre-vingt-dix minutes et traverse toute la largeur de l'écosystème du Serengeti, d'est en ouest. L'appareil s'élève au-dessus de la frange agricole d'Arusha, effleure la ligne de crête des hauts plateaux au-dessus du Ngorongoro Crater — qui apparaît en contrebas comme un cercle ombragé d'herbe et de parois — puis redescend au-dessus des plaines méridionales qui s'élargissent, jusqu'à ce que le corridor occidental se dessine : une végétation plus sombre, le scintillement de la rivière Grumeti serpentant à travers les acacias, une teinte de vert bien différente de tout ce que produit le Serengeti central. Votre guide et votre véhicule vous attendent sur la piste de terre battue. Le premier safari en 4x4 débute sans attendre. Le corridor occidental se révèle dès le premier kilomètre : une tour de girafes broute la cime d'un fourré d'acacias, un clan de hyènes tachetées traverse un terrain découvert de son trot déterminé d'animaux se dirigeant vers un but précis, et au-dessus de la rivière, un couple de pygargues vocifères échange des cris territoriaux d'une rive à l'autre. En juin et juillet, la rivière Grumeti n'est pas un simple cours d'eau paisible. Les troupeaux de la migration progressant depuis le sud et l'est se pressent, se rassemblant dans la végétation en retrait des berges avant de se résoudre à traverser. Votre guide scrute la rive opposée pour évaluer la densité des animaux, examine le sol à la recherche de traces fraîches, et guette le grondement sourd qui précède une traversée. Même si aucune traversée ne se produit cet après-midi, le corridor de la rivière récompense à lui seul une observation attentive : des colobes se déplacent dans la canopée en fragments noir et blanc, d'énormes crocodiles du Nil restent immobiles sur des bancs de boue au milieu du courant, et des groupes d'hippopotames, immergés jusqu'aux oreilles, surveillent la rive opposée avec une vigilance impassible qui n'a rien à voir avec les gnous. Le camp apparaît à la dernière lueur du jour, la rivière Grumeti audible en contrebas, et les sons du soir confirment que vous dormez dans un Serengeti bien différent de celui des plaines centrales.
Activités
Serengeti






























