Arusha à Tarangire — Vers le pays des baobabs
Votre guide vient vous chercher à votre hôtel d'Arusha avant que la chaleur matinale ne s'installe, le véhicule chargé et le thermos plein. Les flancs volcaniques du Mount Meru s'estompent dans le rétroviseur tandis que le bitume se déroule vers le sud à travers le fond de la vallée du Rift. Deux heures et demie jusqu'à la porte de Minjingu. Le premier baobab apparaît avant même que vous n'ayez franchi la porte : gris argenté, plus large que le véhicule, un tronc qui a absorbé six siècles de saisons sèches et en absorbera six autres. À Tarangire, les baobabs ne sont pas un simple décor — ils sont un argument vivant sur le temps géologique. Entre eux, la rivière Tarangire trace son cours saisonnier à travers le parc, et en saison sèche, chaque éléphant d'un écosystème de 10 000 kilomètres carrés converge vers elle. Vous apercevez votre premier groupe familial dans les vingt minutes suivant l'entrée dans le parc. Une matriarche mène douze animaux à travers la piste sans rompre son allure, soulevant une poussière cuivrée qui s'élève lentement. Les éléphanteaux trébuchent entre les pattes des adultes. Trois cents mètres plus loin, un troupeau reproducteur de quarante individus descend une berge sablonneuse vers l'eau. La lumière de l'après-midi fait quelque chose d'extraordinaire à tout ce qu'elle touche. Avant la tombée de la nuit, votre guide vous conduit vers votre lodge, en bordure du parc ou à l'intérieur même de celui-ci — le choix délibéré de dormir sur place qui élimine le trajet de 2 heures vers Karatu demain matin et vous place sur la piste dès le lever du soleil pour la traversée matinale du Jour 2.
Activités
Tarangire
































































